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Tim Abel
Présence des Iroquoiens du Saint-Laurent dans le nord de New York : l’état actuel de la recherche
Séance 1a: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre matin - 11:00-11:20 - Burgundy North
Depuis plus d’un siècle et demi, les archéologues se penchent sur les nombreux peuplements iroquoiens dans les comtés de Jefferson et de St. Lawrence de l’État de New York. Une rafale de premières fouilles effectuées au début du XXe siècle n’a fait avancer qu’un peu plus notre compréhension de base de leur identité et de leur culture. Des fouilles systématiques modernes ont été menées seulement sur une poignée de sites. Malgré cet effort, un inventaire des sites et leur sériation n’ont été accomplis que dans les années 1980. Les questions de subsistance et de peuplement ne font que commencer à être explorées. La chronologie du site est encore mal documentée. Les théories sur leurs origines préhistoriques et leur sort au gré de l’histoire restent à examiner. Cette étude se veut un récapitulatif des travaux passés et actuels sur ces importantes questions de recherche.
Jennifer Birch
Villes, nations et analogues du début de l’Etat : la géopolitique des Iroquoiens du Nord (Canada) de 1450 à 1650
Séance 1b: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre après-midi - 14:20-14:40 - Burgundy North
Cette étude réexamine les connaissances actuelles sur la formation des villes, des Nations et des confédérations iroquoiennes aux XVe et XVIe siècles après J.-C. Au cours de cette période, les processus d’agrégation des peuplements, de migration et de réalignement géopolitique ont poussé les communautés iroquoiennes à former des Nations à mesure qu’elles relevaient les défis sociaux, politiques et économiques inhérents à la réunification. La classification commune des établissements iroquoiens comme des « villages » est mise en question et écartée en faveur d’un argument selon lequel les peuplements étaient de grands nœuds focaux dans le paysage et mieux conceptualisés comme des villes. Les villes étaient organisées et gérées par des représentants (hommes et femmes) de segments de clans qui ont développé des structures de pouvoir consensuelles complexes articulées au sein des Nations et de la Confédération wendat. Enfin, cette étude se fonde sur des alternatives de l’évolution sociale pour avancer l’argument selon lequel les confédérations iroquoiennes devraient être considérées comme des analogues des chefferies complexes et peut-être des analogues incomplets de l’État aux débuts de celui-ci.
Alan Brunger
Les cartes de Champlain et la cartographie française ultérieure de la région de Peterborough
Séance 2b: Une vue d’ensemble du travail de Samuel de Champlain, des Français et des Premières nations en Ontario
Samedi 18 octobre après-midi - 14:20-14:40 - Burgundy South
Cette présentation fait partie du volet Champlain 400 Project de la Trent Valley Archives et vise globalement à faire prendre conscience de l’histoire et de l’héritage de la société française dans la région de Peterborough, à commencer par les voyages et les observations de Samuel de Champlain en 1615. La présentation se fonde surtout sur des sources secondaires, bien que référence soit faite à des documents historiques, à des cartes notamment.
Une grande partie du travail sur la cartographie initiale de la Nouvelle-France a été accomplie par Conrad Heidenreich, et son travail constitue la base de mon propos pour l’essentiel. Il a étudié les relevés topographiques de Champlain et les a comparés à l’état actuel du savoir dans ce domaine.
Les cartes de Champlain sont à petite échelle et embrassent une bonne partie du nord-est de l’Amérique du Nord et la Nouvelle-France à ses débuts. Les informations sur les caractéristiques topographiques et culturelles sont nécessairement limitées. Les cartes ultérieures furent publiées à différentes échelles, mais aucune n’est à grande échelle.
Brian Charles
 Atelier sur la confection de wampum
Séance 4: Communications libres sur l' archéologie du Nord- Amérique du Nord
Dimanche 18 octobre matin - 10:40-11:00 - Burgundy South
Brian Charles is an off-Reserve Band Member of the Chippewas of Georgina Island, born in Toronto and currently residing along the northwest shore of Lake Simcoe in Hawkestone, ON. The redevelopment of an archive of wampum belts related to Anishinaabe history was born out of a collective research and commemoration project to honour the ancestors of the Chippewas of Lakes Huron & Simcoe that served in the War of 1812 as Allies of the Crown. He will present details of this project.
Time: 10:40-12:20
Caitlin Coleman, Alexis Dunlop et Claire van Nierop
Les interprètes ontariens : Approches modernes pour le partage de notre héritage
Séance 5: Affiches
Vendredi 17 octobre après-midi - 16:30-18:00 - Burgundy South
Résumé en français à venir.
John Creese
Archéologie de la diaspora des Wendat : à la recherche des routes et des racines
Séance 3: Thèmes et tendances multi-disciplinaires émergents sur le passé des Wendat : comment établir les axes prioritaires de la recherche
Dimanche 18 octobre matin - 10:40-11:00 - Burgundy North
Entre 1648 et 1652, les communautés wendates du sud de l’Ontario se sont dispersées quittant leurs territoires traditionnels. Bien que d’importants efforts de recherche archéologique aient été déployés pour comprendre la culture et les modes de vie des Wendat avant cette dispersion, très peu d’attention a été accordée à la période post-diaspora. Cette étude examinera ce qu’on sait actuellement des réinstallations des communautés wendates dans les décennies qui ont suivi immédiatement 1650, en particulier les vestiges archéologiques témoins des établissements wendats dans la région des Grands Lacs supérieurs et au sein des Haudenosaunee. Partant de cette vue d’ensemble, j’aborderai les problèmes et les perspectives de développement d’une archéologie de la diaspora des Wendat.
Katherine Davidson
Sensibilisation du public dans l’ouest de New York : Le géoradar comme outil de localisation de tombes historiques
Séance 5: Affiches
Vendredi 17 octobre après-midi - 16:30-18:00 - Burgundy South
Avec la croissance des centres urbains dans le sud de l'Ontario, de nombreux nouveaux sites archaeologiques de villages pré-contact sont découverts et excavés – jusqu’à une cinquantaine dans les deux dernières décennies, ou deux à trois sites annuellement. Étant donné le rôle essentiel que la vénération des ancêtres joue dans la culture des Premières Nations, ces découvertes impliquent presque inévitablement la prise en charge des restes de personnes enterrées à ces sites. Les archéologues ont le devoir de respecter les personnes décédés et leurs communautés, par l'identification de leur nation d'origine, et en facilitant leur ré inhumation, que ce soit par la protection de site comme un lieu de sépulture, ou en transférant les individus à un endroit sûr désignés par leur communauté d'origine. Cette étude présente une contraste de la tradition ossuaire parmi eux groupes culturels, les Wendat et les Haudenosaunee. On examinera l'évidence historique et archéologique de cette pratique funéraire, et discuterons l'impact que ces découvertes ont eu sur les groupes des Premières Nations, les affaires du patrimoine, et la politique des dernières années.
Deirdre Elliott, Kaitlyn Malleau, Alicia Hawkins
Face à l’adversité : évolution des habitudes alimentaires des Wendat au site Ellery
Séance 3: Thèmes et tendances multi-disciplinaires émergents sur le passé des Wendat : comment établir les axes prioritaires de la recherche
Dimanche 18 octobre matin - 09:00-09:20 - Burgundy North
Une comparaison des restes archéozoologiques de buttes témoins de deux établissements des Wendat sur le site Ellery, lesquels furent espacés dans le temps, montre une variation dans le type et l’abondance des animaux consommés. Après avoir comparé les échantillons pour écarter la possibilité que les divergences s’expliquent par la variation dans la combustion ou le rompage, nous avons conclu qu’il y a de réels changements dans les types d’animaux que les Wendat ont chassés et pêchés. La quantité relative de touladi et de corégone ont diminué au fil du temps à mesure que les Wendat se sont davantage tournés vers les sources de nourriture locales, notamment la perche, la ventouse et le lapin. Cette tendance peut représenter des changements dans l’organisation du travail suivant laquelle la responsabilité de certains aspects de l’approvisionnement alimentaire a changé de main, passant de grands groupes de voyageurs à des individus ou des petits groupes œuvrant à l’échelle locale. Nous dirions plutôt que ce changement est une réponse aux effets dévastateurs des maladies introduites par les Européens.
William Engelbrecht et Bruce Jamieson
Les pointes de flèche en pierre versus celles en os et en bois de cervidés et le mouvement des Iroquoiens du Saint-Laurent depuis leur territoire ancestral
Séance 1a: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre matin - 11:20-11:40 - Burgundy North
Le déplacement territorial des Iroquoiens du Saint Laurent s’est fait en réaction à de multiples facteurs. Un facteur n’ayant pas été considéré est le possible avantage qu’aurait pu conférer la technologie lithique aux ennemis de cette Nation. Une des différences les plus frappantes entre les collections des Iroquoiens du Saint-Laurent et celles de certains autres groupes iroquoiens est l’absence générale de pointe de flèche en pierre. Cette différence technologique peut-elle être à l’origine d’un taux de mortalité légèrement plus élevé des Iroquoiens du Saint-Laurent pendant de nombreuses décennies, causant du même coup  l’affaiblissement et ultimement le déplacement des membres de cette Nation vers d’autres territoires ? Cet article considère les avantages et les désavantages des pointes de flèche en bois de cervidés et en os comparativement à celles fabriquées en pierre.
Rudy Fecteau
Un regard archéobotanique sur le comté de Simcoe
Séance 2a: Les Wendat, Champlain et autres : l’héritage de Conrad Heidenreich
Samedi 18 octobre matin - 10:40-11:00 - Burgundy South
Depuis l’époque de Wintemberg des années 1940 jusqu’à nos jours, les sites du comté de Simcoe se sont révélés des viviers d’informations botaniques sur l’environnement ainsi que les plantes indigènes et domestiquées à usage alimentaire et utilitaire. Cette étude se propose d’illustrer le genre d’informations que les chercheurs ont recueillies des sites au cours de cette période et d’aborder les questions qu’elles soulèvent.
Neal Ferris
Des legs Wendat et Heidenreich : les continuités du devenir
Séance 2a: Les Wendat, Champlain et autres : l’héritage de Conrad Heidenreich
Samedi 18 octobre matin - 10:20-10:40 - Burgundy South
L’une des plus fortes influences exercées par Conrad Heidenreich sur la compréhension de l’archéologie des 500 dernières années dans le nord-est est son insistance sur la nécessité de mettre en question les interprétations historiques classiques de la relation et de la dynamique entre les peuples autochtones et les Européens de la première moitié du 17e siècle. Examinant les mêmes documents historiques (et d’autres ajouts) déjà exploités pour appuyer les interprétations classiques selon lesquelles l’acquisition du bien économique et de marchandises a conduit à la perte, voire à la ruine, culturelle, Conrad voit des stratagèmes sociaux plus nuancés de survie des peuples et des nations autochtones au cours de cette période. Ces stratagèmes, d’après Conrad, représentaient une continuité du devenir pour les Wendats de la Huronie, ainsi que pour les autres peuples de langue iroquoienne de la région, plutôt qu’une discontinuité de la perte. Je soutiens que les interprétations de Conrad s’accordent bien plus facilement avec les motifs de matériau recensés par l’archéologie bien avant, pendant et bien après les événements du début du 17e siècle.
Rae Fleming
Champlain, Laidlaw et le portage Simcoe-Balsam en 1615 
Séance 2b: Une vue d’ensemble du travail de Samuel de Champlain, des Français et des Premières nations en Ontario
Samedi 18 octobre après-midi - 15:00-15:20 - Burgundy South
Le passé est vraiment un pays étranger. Un aspect fascinant des voyages de Champlain à travers le secteur local est la voie précise suivie, tant à l’aller qu’au retour, d’après son journal, la principale base de reconstruction de cet itinéraire en dehors de sa carte. De nombreux chercheurs ont bâti des théories à ce sujet et celles-ci feront l’objet d’un bref examen. En 1615, Samuel de Champlain, ses quelque 500 Hurons et sa douzaine d’arquebusiers sont censés avoir suivi un vieux sentier autochtone allant du lac Simcoe jusqu’au lac Balsam. Il se peut qu’ils aient très bien pu le faire, mais les preuves sont rares. Le journal de Champlain offre une description imprécise et brève de l’itinéraire, et sa description du premier lac atteint est tout aussi vague. Il fallait attendre George Laidlaw qui, au début du 20e siècle et sans beaucoup de preuves, a établi avec certitude l’itinéraire suivi jusqu’à l’endroit précis où Champlain et son groupe sont entrés dans le lac Balsam. Un livre récent sur le Portage de Scugog propose un itinéraire différent, tout aussi plausible. Comme il en est de la plupart des événements historiques, il est difficile de savoir exactement ce qui s’est passé en 1615.
Bill Fox
Les Algonquins : spectateurs ou médiateurs?
Séance 1b: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre après-midi - 14:00-14:20 - Burgundy North
Une enquête exhaustive des preuves archéologiques sylvicoles du sud-est de l’Ontario et des régions limitrophes du Québec est présentée à titre de document témoin de l’évolution des relations entre les groupes de langue algonquienne et leurs voisins iroquoiens à l’est et à l’ouest. Les informations d’ordre ethnohistorique ont servi à « ancrer » ce récit jusqu’à la diaspora de 1650 apr. J.-C.
Charles Garrad
Visite de Champlain chez les Pétuns ou de la Confédération du tabac en 1616
Séance 2b: Une vue d’ensemble du travail de Samuel de Champlain, des Français et des Premières nations en Ontario
Samedi 18 octobre après-midi - 14:00-14:20 - Burgundy South
De toutes les expéditions et aventures de Champlain, sa visite chez les Pétun ou de la Confédération du tabac en janvier 1616 pourrait être considérée comme ayant été suivi de peu d’effet. Certes, la visite n’a atteint aucun de ses objectifs probables, mais elle a donné lieu à des événements très importants plus tard, au cours de la décennie, comme le montre cette étude qui explore les voies probables et l’expansion du commerce des fourrures et bien d’autres résultats.
Mariane Gaudreau et Louis Lesage
Perspectives huronnes-wendat et anthropologiques sur l’ethnicité et l’affiliation culturelle
Séance 1b: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre après-midi - 15:40-16:00 - Burgundy North
Depuis ses débuts, l’archéologie a démontré un fort intérêt envers l’identification des groupes ethniques du passé. Or, les cultures archéologiques construites par les archéologues ne représentent pas toujours de véritables groupes ethniques. L’ethnicité alors attribuée par les archéologues entre parfois en conflit avec les conceptions autochtones contemporaines de l’affiliation culturelle.  Dans cette présentation, nous identifierons les conceptions huronnes-wendat de l’ethnicité et de l’affiliation culturelle afin de mieux comprendre comment la communauté conçoit son ascendance commune avec les Iroquoiens du St-Laurent. Nous contrasterons les conceptions de la communauté à celle des archéologues en présentant premièrement 1) un survol de la façon dont l’ethnicité a été théorisée par la discipline depuis le milieu du XXe siècle, puis 2) en offrant une évaluation critique des perspectives archéologiques contemporaines sur la relation entre les Hurons-Wendat et les Iroquoiens du St-Laurent. Notre contribution fait partie d’un effort de réconciliation de l’histoire orale et des interprétations archéologiques en espérant pouvoir résoudre ces questions longuement débattues sur l’identité des Iroquoiens du St-Laurent.
Bonnie Glencross, Neil Peterson et Gary Warrick (Université Wilfrid Laurier)
Les perles d’Ahatsistari : moyens d’échange interculturel entre les Wendat et les Français
Séance 3: Thèmes et tendances multi-disciplinaires émergents sur le passé des Wendat : comment établir les axes prioritaires de la recherche
Dimanche 18 octobre matin - 09:40-10:00 - Burgundy North
Partant du constat que les perles provenant de contextes archéologiques constituent de riches ensembles de données, cette étude se penche sur les perles récupérées d’Ahatsistari (site Allen Tract, BeGx-76), un village wendat datant du début du XVIIe siècle à Tay Point, en Ontario, lors d’une école de terrain menée en 2014 par l’Université Wilfrid Laurier. Au total, 82 perles de verre, de coquillages, d’os et de pierre ont été récupérées des unités d’un mètre prélevées de sept buttes-témoins et identifiées suivant une version modifiée du système de classification Kidd et Kidd (1970). Bien qu’encore préliminaire, cette étude soutient que la collection de perles démontre de hautes fréquences de formes bleues et blanches et qu’elle est représentative de GBP2 (env. 1600-1615 après J.-C.). Nous entretenons la possibilité que les interactions et les échanges entre les Wendat d’Ahatsistari, leurs voisins autochtones et les Européens étaient intenses et qu’Ahatsistari est le site historique Carhagouha, chef-lieu de la partie nord d’Attignawantan et site de commerce important avec les Français.
Michel Gros-Louis, Benoît Jacques
La présence des Wendats dans le sud de l’Ontario après la dispersion de 1694
Séance 3: Thèmes et tendances multi-disciplinaires émergents sur le passé des Wendat : comment établir les axes prioritaires de la recherche
Dimanche 18 octobre matin - 09:20-09:40 - Burgundy North
On a longtemps cru que les Wendats n’habitaient plus le territoire ontarien après la dispersion de 1649. Pourtant le recensement de 1736 et celui de 1763 dénombrent des Wendats au nord du lac Ontario. Les études toponymiques révèlent que les villages qui étaient situés dans ce territoire portent des noms hurons. Ils étaient peuplés de Wendats, hostiles aux missionnaires, qui s’étaient joints aux Senecas, aux Cayugas et aux Oneidas qui y vivaient déjà, en plus de ceux qui les ont rejoints après la dispersion avec pour conséquence qu’ils y sont devenus majoritaires. Vers 1688, les Senecas de la rive nord lac Ontario retournèrent sur la rive sud dans un désir de se regrouper afin de mieux faire face aux Français. Ceux des Wendats qui n’avaient pas contracté de mariages mixtes avec des Senecas ne suivirent pas ces derniers, mais déplacèrent leurs villages à l’intérieur des terres pour raison de sécurité.
Le présent exposé fait valoir les points de vue linguistique et archéologique à l’appui de la thèse selon laquelle les Hurons n’ont pas quitté le sud de l’Ontario et qu’ils y étaient toujours lors de la fondation de Toronto à la fin du XVIIIe Siècle.
Dan Harrison
La grue, la tortue, le serpent et le crépuscule de la diplomatie wampum : Tarhe, Mishikinawka et Anthony Wayne à Greenville, 1795
Séance 3: Thèmes et tendances multi-disciplinaires émergents sur le passé des Wendat : comment établir les axes prioritaires de la recherche
Dimanche 18 octobre matin - 11:00-11:20 - Burgundy North
Mon étude est axée sur un artefact de la collection du musée Fort Meigs à Perrysburg (Ohio), à savoir le fragment d’une ceinture wampum qui, selon certains, fut présenté par le chef Mishikinawka (La Petite Tortue) des Miami au général Anthony Wayne (surnommé Serpent noir (Black Snake) par les Miami) lors des négociations précédant le Traité de Greenville en juillet 1795. Ce stade crucial des négociations est le sujet d’une peinture monumentale (1945) dans la rotonde du Capitole de l’Ohio. En me fondant sur une analyse textuelle des négociations et une enquête sur l’utilisation de wampum dans la pratique de la diplomatie, je soutiens que la ceinture à Fort Meigs fut présentée, non pas par le chef Mishikinawka, mais par Tarhe (La grue), le chef des Wyandot. Une étude des modèles de création des ceintures wampum utilisées dans les négociations diplomatiques au cours des 150 années précédentes indique que les motifs observés dans la ceinture à Fort Meigs sont compatibles avec ceux des Iroquois/Haudenosaunee et des Algonquins de l’Est avec lesquels les Wyandot se seraient familiarisés. Le symbolisme lié aux motifs permet d’interpréter la ceinture comme une déclaration de position de négociation du chef des Wyandot et autorise la reconstruction de la ceinture complète présentée à Wayne. Enfin, je soutiens que le chef Mishikinawka est mal représenté dans la peinture de 1945, aussi bien dans le design de la ceinture représentée que dans le sens du geste qui était non un acte de soumission, mais de défi. Bien qu’il fût conclu avec succès, grâce à l’utilisation habile de la diplomatie wampum par les négociateurs, Wayne compris, le Traité de Greenville clôt un chapitre dans les relations qu’avaient les Amérindiens avec les Européens et les Américains, relations dans lesquelles les pratiques autochtones étaient à la fois suivies et respectées des deux côtés.
John Hart, Jennifer Birch, Susan Dermarkar, Termeh Shafie et Ron Williamson
Les Iroquoiens du Saint-Laurent et l’analyse du réseau social pan-iroquoien
Séance 1b: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre après-midi - 13:40-14:00 - Burgundy North
Quel genre de relations les Iroquoiens de la vallée du fleuve Saint-Laurent entretenaient avec d’autres populations de la vallée et ailleurs dans le nord de l’Iroquoisie? De quelle manière ces relations ont-elles changé au fil du temps? Peut-on tirer de ces informations des inférences quant à la dispersion des Iroquoiens du fleuve Saint-Laurent au-delà de la vallée au cours du XVIe siècle? Partant d’une analyse du réseau graphique et statistique, nous examinons ces questions par rapport à un grand ensemble de données comportant des valeurs de similarité pour les décorations sur les cols de poterie provenant de plus de 200 sites datant de 1350 à 1650 apr. J.-C., environ, et englobant tout le nord de l’Iroquoisie.
Alicia Hawkins, Suzanne Needs-Howarth, Michelle Courtemanche, Christian Gates St-Pierre
Maillage des tamis et récupération des os de poissons sur les sites iroquoiens
Séance 5: Affiches
Vendredi 17 octobre après-midi - 16:30-18:00 - Burgundy South
Résumé en français à venir.
Conrad Heidenreich
Une évaluation sommaire de Champlain
Séance 2a: Les Wendat, Champlain et autres : l’héritage de Conrad Heidenreich
Samedi 18 octobre matin - 11:40-12:00 - Burgundy South
Champlain est né au début du mois d’août en 1574 à Brouage, Saintonge (Charente-Maritime), en France, fut baptisé huguenot et nommé Samuel Chapeleau. Lorsque nous avons entendu parler de lui en 1595, il s’appelait Samuel de Champlain, un fourrier dans l’armée d’Henri IV, catholique et royaliste, convaincu de la supériorité des institutions culturelles françaises, en particulier la religion et le gouvernement. Il est probable qu’il était l’un des nombreux enfants illégitimes d’Henri IV.
Champlain était pratiquement inconnu jusqu’après le milieu du 19e siècle, lorsque le Canada a commencé à se chercher des héros et des modèles nationaux, et il s’est affirmé comme le « père de la Nouvelle-France » et le « fondateur de Québec ». Il aurait rejeté ces attributions. Tard dans la vie, il a écrit que ses deux principales contributions étaient ses cartes et qu’il « a préparé la voie à d’autres ». Ses traits exceptionnels : il était convaincu d’un grand avenir pour le Canada et honorable et loyal à ses supérieurs. Il a travaillé dans le cadre général établi par ces derniers et a donné des conseils sur la meilleure façon de parvenir à leurs fins en ce qui concerne l’exploration, la colonisation, les relations autochtones et le développement économique. En travaillant à ces objectifs, il était prêt à s’adapter au milieu naturel du Canada et, dans une large mesure, aux coutumes autochtones.
Ses critiques n’ont certainement aucune idée des contraintes sous lesquelles il a travaillé et ont omis de comparer ses actions à celles des autorités dans les communautés protestantes, anglaises et hollandaises.
Jamie Hunter
Les truchements de Champlain et le développement de la traite précoce des fourrures en Ontario
Séance 2b: Une vue d’ensemble du travail de Samuel de Champlain, des Français et des Premières nations en Ontario
Samedi 18 octobre après-midi - 13:40-14:00 - Burgundy South
Cette étude décrit les problèmes de Champlain dans le maintien de son monopole du commerce des fourrures, après 1608, dans la vallée du Saint-Laurent et la possibilité offerte par de nombreux groupes des Premières nations d’échanger les jeunes hommes dans le but de formaliser une alliance commerciale. Ces jeunes hommes ont été envoyés à l’intérieur pour apprendre la langue, la culture et les possibilités économiques offertes par l’expansion du commerce de la fourrure. En moins de dix ans, à mesure que la frontière reprenait sa poussée vers l’ouest, ces jeunes hommes furent employés par Champlain comme truchements devenant ainsi des ambassadeurs, explorateurs et coordonnateurs auprès des autochtones qui étaient censés négocier exclusivement avec les entreprises de Champlain à Montréal, à Trois-Rivières et à Québec.
Douglas Hunter
Le monde d’Iroquet
Séance 2b: Une vue d’ensemble du travail de Samuel de Champlain, des Français et des Premières nations en Ontario
Samedi 18 octobre après-midi - 13:20-13:40 - Burgundy South
Cette étude examinera le rôle du leader anishinaabe Iroquet dans l’expansion de la sphère d’activité de Champlain au-delà du Grand-Sault à Montréal et, en particulier, dans l’établissement du lien entre Champlain et les Hurons-Wendat. Pour ce faire, cette étude s’appuiera sur les propres écrits de Champlain ainsi que nos connaissances actuelles des relations commerciales entre les Européens dans la vallée du Saint-Laurent et les peuples autochtones au-delà des rapides du fleuve avant l’arrivée de Champlain. Mon objet est d’amener les lecteurs à lire les comptes de Champlain dans une perspective autre que la sienne et à voir ses expériences dans une autre optique, celle d’une initiative anishinaabe.
Stephen S. Israel et Wayne E. Clark
Le site de la ferme Kirby (18CR281), Comté de Carroll, Maryland : Un quartier de chasse aux Sylvicoles moyen et supérieur
Séance 4: Communications libres sur l' archéologie du Nord- Amérique du Nord
Dimanche 18 octobre matin - 09:40-10:00 - Burgundy South
Members of the Central Chapter, of the Archeological Society of Maryland, excavated five test squares at the Kirby Farm Site in an unplowed wooded grove, and narrow floodplain setting on the banks of the Big Pipe Creek, in the Taneytown vicinity, Carroll County, Maryland, in July 2014.   The floodplain site lies within an upland interior riverine setting located in the Middle Potomac Valley in the Monocacy River tributary drainage.  The archaeological material culture from the site is interpreted in a regional ethnohistorical and archaeological framework.  Few interior drainage sites in the Piedmont have produced unplowed components with ceramics.  The site was occupied during the end of the Middle Woodland and the first half of the Late Woodland periods.  Initial occupation was by families producing Hell Island ware of the Webb complex, dating to AD 700-1000.  The Webb complex bands that settled in the region, adopted corn as a cultivated food source and were producing Shepard Cord-Marked ware of the Montgomery complex (AD 1000-1450).  Interaction with Algonquian speaking groups in the Coastal Plain is evident by a single Rappahannock Incised vessel (AD 950-1300) of the Little Round Bay phase of the Townsend complex.  Two Shenks Ferry Incised vessels rim fragments date to the Blue Rock phase of the Shenks Ferry complex (AD 1300-1400).  The limited testing produced evidence useful for interpreting interior Piedmont drainage locations used for transient and seasonal hunting quarters of the Algonquian speaking Indians of the Chesapeake Bay drainage.
Elwood Jones
L’établissement et l’héritage français dans la région de Peterborough
Séance 2b: Une vue d’ensemble du travail de Samuel de Champlain, des Français et des Premières nations en Ontario
Samedi 18 octobre après-midi - 15:20-15:40 - Burgundy South
Dans son ouvrage Champlain’s Dream, ancré dans la réalité de la région des lacs, David Hackett Fischer souligne que Champlain était tolérant de toutes les cultures et qu’il traitait les autres comme des égaux. Vers le milieu du 19e siècle, de nombreux francophones se sont installés dans la région de Peterborough. La première vague de migration interne est venue du Québec attirée par les possibilités de travail à la grande époque de la coupe du bois dans la région de Peterborough. Par la suite, des familles canadiennes-françaises ont déménagé vers Peterborough, une ville en plein essor, et la région limitrophe, où ils ont trouvé du travail lié à l’exploitation forestière, à l’agriculture, au commerce et à la fabrication. Leurs entreprises immobilières ont conduit à l’émergence de secteurs français dans les villes comme Peterborough et Hastings. Leur présence a renforcé l’interaction religieuse, politique et culturelle, en particulier au cours des deux premières générations.
Certaines entreprises ont été exploitées par des générations successives de Canadiens français. L’identité française est restée forte alors même que l’anglais est devenu la langue dominante au sein de leur groupe. Les efforts visant à stimuler l’éducation en langue française dans la région ont vu naître récemment l’École secondaire Jamot au service de la région centrale de l’Ontario.
Patrick Julig et Gregory Beaton
Les îles au soleil : les utilisations humaines des îles de la baie Georgienne du Sylvicole moyen aux temps historiques
Séance 2a: Les Wendat, Champlain et autres : l’héritage de Conrad Heidenreich
Samedi 18 octobre matin - 09:20-09:40 - Burgundy South
Les îles, en tant qu’entités géographiques isolées, peuvent souvent revêtir des significations spéciales ou une fascination particulière pour des groupes humains à travers l’histoire. Cette étude examinera les utilisations humaines des îles de la baie Georgienne, du Sylvicole moyen aux temps historiques. Le complexe « Killarney Bay » du Sylvicole moyen s’est servi des îles stratégiquement implantées comme des morgues ainsi que des sites d’habitation et peut-être des zones commerciales. Les grandes îles comme l’île Manitoulin portent en elles la preuve d’utilisation tout au long de l’holocène, par tous les groupes culturels, ainsi que de nombreux sites, types et fins, y compris les carrières de chert, de quartzite et peut-être de catlinite (pierre de pipe). Les petites îles portent souvent la trace de fosses cache et de fosses bordées de pierre, ainsi que de caractéristiques connexes, et ont souvent servi à la collecte d’œufs et à la pêche. Les îles ont également été utilisées comme sanctuaires et lieux de retraite (à l’exemple des Hurons qui partaient en retraite sur l’île Christian et à St. Marie II), et beaucoup d’îles ont accueilli nombre d’ermites au cours de l’histoire. Les premiers explorateurs ont rapporté que de nombreuses îles situées le long de la Côte-Nord servaient à la culture du maïs, peut-être parce qu’elles étaient moins vulnérables à des parasites animaux et offraient des climats plus doux et des saisons de culture plus longues. L’hypothèse d’une culture horticole (époque préeuropéenne) de courge, de tabac et peut-être de maïs sur certaines îles et dans les habitats côtiers, par des groupes algonquins comme les Odawa, les Amikoués et d’autres autour de la baie Georgienne, sera évaluée.
Mima Kapches
Une carrière longue et intéressante : l’héritage de Conrad Heidenreich
Séance 2a: Les Wendat, Champlain et autres : l’héritage de Conrad Heidenreich
Samedi 18 octobre matin - 08:40-09:00 - Burgundy South
Cette étude, une introduction à la carrière professorale de Conrad E. Heidenreich, mettra l’accent sur ses travaux universitaires concernant les Wendat, les Français (en particulier Champlain) et la géographie du comté de Simcoe, la Huronie.
Kathryn Labelle
Filles d’Aataentsic : une étude de cas de recherche impliquant la communauté
Séance 3: Thèmes et tendances multi-disciplinaires émergents sur le passé des Wendat : comment établir les axes prioritaires de la recherche
Dimanche 18 octobre matin - 08:40-09:00 - Burgundy North
Intitulé Filles d’Aataenstic, mon projet de manuscrit actuel s’intéresse à la vie de sept femmes wendates à travers l’Amérique du Nord coloniale (1650-2006) et cherche à répondre à des questions historiques concernant les changements sociétaux dans le matriarcat, les politiques patriarcales et le féminisme autochtone. Il examinera en particulier les stratégies mises en œuvre par ces femmes pour lutter contre le colonialisme. La méthodologie adoptée est ancrée dans la recherche et la sensibilisation à pilotage communautaire. Le projet est le fruit d’une collaboration dirigée par un conseil consultatif constituée de femmes de la Maison longue et originaires des quatre communautés wendates modernes (en Ontario, au Québec, à Oklahoma et au Kansas). Mon étude esquissera ce processus, en soulignant les nombreux résultats positifs tant pour les chercheurs que pour les communautés.
Louis Lesage
Introduction et formulation des questions
Séance 1a: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre matin - 08:40-09:00 - Burgundy North
Introduction et formulation des questions
Rob MacDonald
Écologie culturelle et tendances d’utilisation des terres chez les Hurons-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent
Séance 1a: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre matin - 09:20-09:40 - Burgundy North
Le développement de toute narration d’histoire culturelle, à partir de vestiges archéologiques, doit aborder la question des stratégies par lesquelles les groupes de communautés apparentées se sont adaptés à leurs environnements naturel et culturel. Vu que les processus d’adaptation ont tendance à être hautement intégrés, une première étape importante consistera à établir les références de variables indépendantes telles que les paramètres de l’environnement naturel. De même, il est important de faire la distinction entre les variables relativement statiques comme les sols et d’autres variables, telle le climat, qui pourrait avoir été sujet à des changements perpétuels au cours de la période à l’étude. Les variables dépendantes, telles que les stratégies d’accès aux ressources clés, peuvent alors être prises en compte et une narration d’ordre explicatif peut être élaborée. Dans cette étude, nous explorons l’écologie culturelle des Hurons-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent comme base pour comprendre les possibilités et les contraintes environnementales qui pourraient avoir influencées l’établissement humain et les tendances d’utilisation des terres dans les siècles qui ont précédé l’arrivée des Européens.
Ramsay Macfie
Interprétation des groupes des constituants anormaux et de pierres fissurées sous l’action du feu au site Davidson, situé dans le sud-ouest ontarien
Séance 4: Communications libres sur l' archéologie du Nord- Amérique du Nord
Dimanche 18 octobre matin - 09:00-09:20 - Burgundy South
The Davidson Site (AhHk-54) in Southwestern Ontario continues to yield a wealth of information about the Late Archaic period in the Great Lakes Region.  Excavations have shown the site to contain the well-preserved remains of pit-houses and other structures, as well as vast numbers of pits of varying description, including storage and refuse features.  This research focuses on the interpretation of two enigmatic clusters of overlapping pit-features, both of which have been tentatively dated to the Small Point Late Archaic of ca. 3,200-2,600 BP.   Relatively shallow, basin-shaped proflies characterize the pits that form these clusters.  Their contents are dominated by concentrations of fire-cracked rock (FCR) of material types that are not local to the immediate site environs.  This presentation discusses the preliminary results of attempts to interpret these FCR through basic analyses of their spatial distribution, material sourcing and selectivity, attempts at refitting FCR, and their replication through experimentation with ethnographically recorded hot-rock cooking technology.  Similar clusters of pit-features with high numbers of associated FCR have been recorded as a characteristic of Late Archaic sites in the Great Lakes region, and have been described variously as earth ovens, hearths, and roasting pits, as well as general refuse and storage features.  While these descriptions can be useful in aiding site interpretations, their classifications often go untested, and the conspicuously present FCR remain virtually unrecognized as cultural material.  The analyses presented here may serve to test the potential analytical value of fire-cracked rock in the Late Archaic in the Great Lakes Region.
Marti Latta
Le site Warminster, 1615
Séance 2a: Les Wendat, Champlain et autres : l’héritage de Conrad Heidenreich
Samedi 18 octobre matin - 09:40-10:00 - Burgundy South
Sur le site Warminster, BdGv-1, trois groupes ethniques distincts ont été identifiés : une population de Hurons-Wendat, dont la culture se ressemble à celle d’autres sites du côté est de la Huronie; une présence française du 17e siècle attestée par les articles à usage personnel non commercial; un troisième groupe que les chercheurs précédents ont négligé. Cette étude s’intéresse à ce groupe et pose la question de savoir qui étaient ces gens et pourquoi se trouvaient-ils sur le site Warminster en 1615?
Katelyn Mather
De récentes investigations archéologiques sur le Portage de Toronto
Séance 5: Affiches
Vendredi 17 octobre après-midi - 16:30-18:00 - Burgundy South
Résumé en français à venir.
André Miller
Les occupation à travers le temps : les recherches archéologiques au Parc Opémican, 2014-2015
Séance 5: Affiches
Vendredi 17 octobre après-midi - 16:30-18:00 - Burgundy South
En 2014, GRAO Consultants en archéologie (GRAO) a été mandaté par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) pour réaliser diverses études archéologiques sur le territoire du parc national Opémican en prévision de l’implantation prochaine des infrastructures du parc. La Pointe Opémican est occupé actuellement plusieurs bâtiments et vestiges industriels et domestiques d’un poste de relais pour le flottage du bois datant des 19e et 20e siècles, site qui a été classé site patrimonial par le gouvernement québécois en 1983. Les travaux archéologiques de 2014 et 2015 avaient pour but d’identifier les secteurs du site patrimonial qui présentent un potentiel archéologique et de procéder à des relevés et des travaux. Outre les bâtiments et les vestiges historiques visibles en surface, les travaux archéologiques de 2014 ont confirmé l’existence de vestiges enfouis dans plus d’un secteur. Ces vestiges consistent principalement en artefacts et écofacts mais également en éléments d’architecture, notamment les fondations en pierre d’un entrepôt en pièces sur pièces construit à proximité de l’auberge Jodoin, à la fin du 19e siècle. Plus de 2100 artefacts ou écofacts ont été collectés, dont 320 vestiges lithiques, céramique et écofacts apportant la preuve que les amérindiens ont occupé la Pointe Opémican à deux périodes particulières de la préhistoire, le Sylvicole Moyen et de l’Archaïque Laurentien, et peut-être même de façon continue pendant plusieurs milliers d’années. Les matériaux lithiques exotiques représentés dans la collection suggèrent que des occupants provenaient de régions aussi éloignées que les basses terres de la Baie d’Hudson, les Grands Lacs et la région de Mistassini au Québec. Le site CfGt-8 de la Pointe Opémican représente ainsi un site important et fort significatif pour la région du Témiscaminque et pour tout l’ouest du Québec, et cela sous plusieurs aspects. Ce qui en fait un site exceptionnel, c’est sa localisation à l’embouchure du Lac Témiscamingue, sur le parcours de la rivière des Outaouais, à la jonction des basses terres du Bouclier canadien et du plateau laurentien, ainsi que des grands bassins versants de la Baie d’Hudson et du St-Laurent. Il n’y a aucun doute que la Pointe Opémican a été un lieu stratégique pour l’occupation humaine depuis des millénaires jusqu’à son utilisation pour l’industrie du bois à la fin du 19e et au début du 20e siècle.
Sarah W. Neusius, Beverley A. Smith et Bonnie W. Styles
Le groupe de travail faunique de l’Archaïque de l’est : Préservation, Comparaison et intégration des données fauniques de la période Archaïque
Séance 4: Communications libres sur l' archéologie du Nord- Amérique du Nord
Dimanche 18 octobre matin - 09:20-09:40 - Burgundy South
Although it encompasses major portions of the pre-Columbian past, the Archaic period in the North American Eastern Woodlands remains relatively poorly understood when compared with more recent periods. The lighter footprint left by Archaic hunter-gatherers may be partially responsible, but archaeologists have increasingly noted the variability among these Archaic populations. One source of data is the surprisingly rich record of faunal remains resulting from archaeological attention to human-environment interactions as well as from modern recovery methods employed since the middle of twentieth century. The authors of this paper are part of a newly formed Eastern Archaic Faunal Working Group which has brought zooarchaeologists together with funding from the US National Science Foundation.  Our group is seeking to preserve Archaic faunal databases from the interior portions of the Eastern Woodlands in tDAR (the Digital Archaeological Record), an international digital repository for archaeological databases and records of investigations. We also are exploring the comparability of the existing databases by modifying taphonomic and contextual protocols developed by a group of Southwestern zooarchaeologists in order to make them broadly applicable within the Eastern Woodlands.   Ultimately we intend to use the tools available in tDAR to conduct integrative analyses at multiple scales that focus on how to interpret the use of aquatic resources such as fish, freshwater mussels, waterfowl, and aquatic mammals by Archaic hunter-gatherers.  Although the Archaic use of aquatic resources has traditionally been linked to environmental conditions and changes or possibly to human demographic changes, recent arguments have suggested that cultural identity, social interaction, and ritual practices have more to do with variability in this use. Only analyses at local, sub-regional, and regional scales made possible by our creation of a collection of databases in tDAR can approach this kind of synthetic, macro question.
Susan Pfeiffer
Nouvelles découvertes sur la vie des ancêtres wendats
Séance 3: Thèmes et tendances multi-disciplinaires émergents sur le passé des Wendat : comment établir les axes prioritaires de la recherche
Dimanche 18 octobre matin - 08:20-08:40 - Burgundy North
Dans les contextes de nouvelles fouilles archéologiques et du rapatriement des collections organisées, les groupes descendants ont permis le prélèvement d’une dent de chaque ancêtre afin que de petites quantités de matière dentaire (racine et couronne) puissent être étudiées. Cette étude a mobilisé de nombreux chercheurs armés de nouvelles méthodes d’études isotopiques et de l’ADN ancien. De même, de nouvelles datations au radiocarbone ont été générées pour permettre l’étude des changements au fil du temps. Partant d’un résumé des nouvelles découvertes rendues possibles grâce à l’étude des dents, je décrirai de nouvelles données isotopiques qui attestent clairement que les ancêtres wendats ont dépendu de la production du maïs et mettrai en évidence les sources très diverses de protéines qui ont été exploitées. De nouvelles données nous indiquent également le moment où les bébés furent sevrés par leur mère et les aliments qu’elles leur ont donnés au cours de cette importante transition. Par ailleurs, je résumerai ce que nous savons à ce jour sur les relations génétiques des personnes vivant dans la région avant l’arrivée des Européens et expliquerai les nouvelles approches permettant d’extraire de l’information génétique de la plaque dentaire. Occasion importante de mises à jour sur la recherche, la conférence nous permettra aussi, par la discussion, de prendre connaissance des questions que les descendants souhaitent poser aux chercheurs.
Christian Portes St-Pierre, Roland Tremblay et Michel Plourde
Les Iroquoiens du Saint-Laurent du Sylvicole moyen et supérieur : un survol de l’occupation de la vallée du Saint-Laurent 
Séance 1a: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre matin - 09:40-10:00 - Burgundy North
Au moment des premiers contacts avec les explorateurs européens, le territoire occupé par les Iroquoiens du Saint-Laurent s’étendait du lac Ontario au cap Tourmente, près de Québec, avec une extension méridionale vers le lac Champlain, ainsi que des extensions saisonnières dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Il existait une variabilité des schèmes d’établissement et des modes de subsistance le long des rives de ce vaste territoire, qui peut être subdivisé en plusieurs provinces sociopolitiques. L’occupation de ces territoires par les Iroquoiens du Saint-Laurent semble avoir été continue depuis au moins le Sylvicole moyen, mais elle est marquée par des relations complexes et changeantes avec les groupes voisins. Cette communication présentera un survol de ces différents aspects de l’occupation de la vallée du Saint-Laurent par les Iroquoiens durant le Sylvicole moyen et le Sylvicole supérieur.
Peter Ramsden
Négocier les identités : une histoire des Iroquoiens du Saint-Laurent et des Hurons-Wendat dans la haute vallée de Trent
Séance 1a: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre matin - 10:40-11:00 - Burgundy North
La haute vallée de la rivière Trent a connu deux vagues d’immigration du peuple Huron-Wendat de près de la rive nord du lac Ontario. La première, dans le milieu du XVe siècle, était celle d’un très petit groupe venu des cours inférieurs de la rivière Trent et qui pourrait avoir été attiré en partie par les possibilités d’échanges commerciaux avec les Algonquins dans le Bouclier canadien adjacent. La deuxième vague fut accomplie par un groupe plus large, venu de la région de Toronto-Pickering, sur une période de temps commençant au début du XVIe siècle. Ces immigrants entretenaient des liens avec les Iroquoiens du Saint-Laurent. D’ailleurs, des preuves des visites des gens de la vallée du Saint-Laurent existent, tout comme plus tard, vers la fin du XVIe siècle, de l’adoption de familles iroquoiennes du Saint-Laurent dans les communautés et ménages des Hurons-Wendat. Cette étude se penche sur les éléments de preuve des motivations et des mécanismes qui sous-tendent ces mouvements et adoptions.
Jean-François Richard
L’antériorité territoriale dans la tradition orale huronne-wendat aux 18e et 19e siècle
Séance 1b: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre après-midi - 15:20-15:40 - Burgundy North
Les membres de la Nation huronne-wendat, aux 18e et 19e siècles, avaient-ils conservé le souvenir des « Iroquoiens du Saint-Laurent » qui furent intégrés dans leur collectivité au cours des siècles précédents ? Dans leur propre conception de l’histoire, comment les Hurons-Wendat de la période historique concevaient-ils l’ancienneté de leur présence dans la region de la ville de Québec ? Basée sur des recherches anthropologiques sur la tradition orale en cours au Bureau du Nionwentsïo, cette présentation met en évidence la découverte d’éléments témoignant d’importantes empreintes des « Iroquoiens du Saint-Laurent » dans l’<ethnicité et l’ethnohistoire de la Nation huronne-wendat.
Paul Ritchie et John Sleath
Possibilité de gel : Les conséquences du Petit âge glaciaire sur le développement des cultures de maïs et sur l’économie huronne-wendat ancestrale
Séance 4: Communications libres sur l' archéologie du Nord- Amérique du Nord
Dimanche 18 octobre matin - 10:00-10:20 - Burgundy South
This paper looks to analyse the effects of the mini Ice Age in relation to maize-based agriculture in southern Ontario. Temperature reconstructions during the mini Ice Age have proposed temperature differences ranging from -0.45° to -2° C. The effects of this forecasted temperature difference will be evaluated for the risk of frost and shortening of the growing season throughout the territory of the ancestral Huron Wendat and the potential impacts on maize crop yields. Preliminary analysis of the distribution pattern of increasing frost risk is shown to correlate with the diachronic settlement patterns of the ancestral Huron-Wendat. Dietary isotope analysis from ancestral Huron-Wendat populations has indicated that maize comprised a significant percentage of the average diet. Maize is also understood to have been a primary exchange commodity of ancestral Huron-Wendat populations. Early frost damage may affect as much as a 40% crop loss, depending on severity. Therefore, any impact to the yield of maize crop production would have significant ramifications to both the subsistence and exchange economies of the ancestral Huron-Wendat. The factor of climate is also therefore tantamount to the discussion of the push- and pull-factors associated with the northward migration of ancestral Huron-Wendat populations as well as coalescence.
William Ross
Le composite interlac : un réexamen
Séance 2a: Les Wendat, Champlain et autres : l’héritage de Conrad Heidenreich
Samedi 18 octobre matin - 09:00-09:20 - Burgundy South
Cette étude s’intéresse à l’établissement humain initial dans le nord-ouest de l’Ontario et les régions limitrophes constituées par le nord du Minnesota et l’est du Manitoba. Il réexaminera le composite interlac, ainsi que l’a décrit à l’origine cet auteur, à partir des données nouvelles et plus récentes provenant des domaines géomorphologique, environnemental et archéologique. En outre, les anciennes données seront réexaminées et, dans certains cas, réinterprétées.
Michael Schillaci, Craig Kopris, Søren Wichmann et Genevieve Dewar
L’utilisation de données linguistiques dans l’étude de la préhistoire des Iroquoiens du Nord
Séance 3: Thèmes et tendances multi-disciplinaires émergents sur le passé des Wendat : comment établir les axes prioritaires de la recherche
Dimanche 18 octobre matin - 11:20-11:40 - Burgundy North
L’origine et l’histoire des peuples de langue iroquoise ont reçu une attention considérable de la part des archéologues qui cherchent à faire coïncider les cultures archéologiques avec l’identité ethnolinguistique iroquoienne. Dans cette étude, nous avons procédé à une analyse quantitative des données lexicales pour générer un arbre de langues décrivant les relations historiques entre les langues iroquoiennes. De même, préférant une alternative à la glottochronologie, nous avons estimé le moment où se sont opérées les divergences linguistiques dans l’arbre des langues. Nos résultats permettent de penser que l’origine des langues huroniennes (Wendat et Wyandot) date autour de l’an 270 apr. J.-C. Le moment des différentes divergences linguistiques semble coïncider avec les événements importants constatés dans les archives archéologiques, notamment la première preuve de l’utilisation du maïs à New York et de l’Ontario. Le développement d’importants attributs culturels iroquoiens, tels que la maison longue, la résidence matrilocale et l’intensification de l’agriculture, coïncident tous avec une période qui a vu se produire la plupart des divergences linguistiques au sein du groupe de la famille des langues iroquoiennes du Nord.
John Steckley
La toponymie : les mots wendats sur les cartes du 17e siècle
Séance 2a: Les Wendat, Champlain et autres : l’héritage de Conrad Heidenreich
Samedi 18 octobre matin - 11:20-11:40 - Burgundy South
Il existe de la Nouvelle-France du 17e siècle un bon nombre de cartes qui contiennent les noms des nations et des communautés dans la langue des Wendat, noms qui ont le potentiel de nous fournir des informations cruciales sur les nations et les communautés ainsi désignées. Au cours des années 1980 et au début des années 1990, j’ai publié une série de 10 articles sur ces noms (Steckley 1984a et b, 1985a et b, 1987a et b, 1990a, b, c et d). Dans cet article, je reprendrai les données de ces articles et mettrai à jour les données de même que l’analyse.
John Steckley
Les Iroquoiens du Saint-Laurent parmi les Wendat : les preuves linguistiques
Séance 1a: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre matin - 09:00-09:20 - Burgundy North
Les différents types de preuves linguistiques démontrent de façon concluante que les Iroquoiens du Saint-Laurent vivaient avec les Wendat dans les années 1620. La principale source de données est le dictionnaire des mots recueillis par le Frère récollet Gabriel Sagard. Au moins un de ses informateurs, très probablement un jeune homme nommé Amantacha, était un Iroquoien du Saint-Laurent. En témoignent les formes linguistiques qui apparaissent dans le dictionnaire et l’orientation géographique des termes désignant les différentes Nations. Mais il y a d’autres éléments plutôt indirects provenant de certaines informations recueillies par les missionnaires jésuites qui vivaient avec les Wendat.
Amanda Sutton
Une analyse des preuves documentaires de relations entre les Wendat de la région du Saint-Laurent, 1530-1800 apr. J.-C.
Séance 1b: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre après-midi - 15:00-15:20 - Burgundy North
Les données ethnohistoriques servent indubitablement de complément essentiel aux vestiges archéologiques, surtout dans les zones qui ont été développées avant que les sites n’aient pu être correctement enregistrés et de celles où les techniques invasives ne sont pas souhaitables. Tel est le cas de nombreux sites dans la vallée du Saint-Laurent et la Ville de Québec, deux régions où les Wendats ont une histoire profonde d’interaction et de résidence. En témoignent les documents et les journaux européens datant du 16e siècle et qui font état de leurs relations avec les Iroquoiens du Saint-Laurent. En outre, les Relations des jésuites offrent un riche accès aux relations forgées, dans la ville coloniale de Québec, entre les Wendat et d’autres groupes autochtones, dont les Abénaquis, les Algonquins et les Montagnais, relations qui sont essentielles à la compréhension de l’histoire de la Nation et de ses liens au territoire. Cette étude examinera les preuves documentaires pour situer et contextualiser ces relations dans l’histoire des Wendat.
Alyson Tang
Le traitement de conservation des artéfacts de fer du H.M.S. General Hunter
Séance 5: Affiches
Vendredi 17 octobre après-midi - 16:30-18:00 - Burgundy South
En 2004, plus de 1 600 artéfacts récupérés lors de l’excavation de l’épave du H.M.S. General Hunter ont été envoyés pour traitement au laboratoire des services de conservation archéologique de l’Institut canadien de conservation (ICC), à Ottawa. Environ 1 500 de ces artéfacts étaient composés de fer, la majorité étant des attaches de diverses tailles. 
Au cours du traitement de conservation, on a découvert que certains des artéfacts de fer étaient contaminés par des chlorures. Cette découverte a posé un problème inattendu car on avait présumé que ces objets ne contenait pas de chlorures, ayant été retirés d’un site en eau douce. Comme les chlorures peuvent être extrêmement dommageables pour le fer, les restaurateurs ont dû modifier leur plan de traitement initial. Cette affiche présente le processus utilisé pour stabiliser les objets en fer, ainsi que les raisons qui ont motivé les décisions prises concernant leur traitement, afin de les préserver et de permettre leur étude et leur exposition dans l’avenir. L’épave du H.M.S. General Hunter a été découverte en 2001, le long des rives du lac Huron, à Southampton, en Ontario. Construit en 1806, ce brick de la marine britannique a servi de navire de transport maritime provincial jusqu’en 1812, avant d’être intégré à la flottille navale britannique. Les Américains s’en sont emparés au cours de la bataille du lac Érié en 1813, et ils ont raccourci son nom, qui est devenu « Hunter »; l’Armée américaine s’en est alors servie comme navire de transport. Le 19 août 1816, parti de Michilimackinac vers Detroit, au Michigan, le navire a été pris dans une formidable tempête sur le lac Huron, qui a forcé le capitaine à l’échouer sur la rive et le détruire.
Roland Tremblay, Michel Plourde et Christian Gates St-Pierre
Anciennes et nouvelles hypothèses concernant le sort des Iroquoiens du Saint-Laurent
Séance 1a: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre matin - 10:20-10:40 - Burgundy North
D’après les données archéologiques et ethnohistoriques actuelles, les Iroquoiens du Saint-Laurent semblent s’être retirés de la vallée du Saint-Laurent à partir de la seconde moitié du XVIe siècle. Cette présentation abordera brièvement les différentes hypothèses évoquées pour expliquer la dissolution de cette entité sociopolitique, mais elle s’attardera surtout aux routes de dispersion vers les régions et populations voisines, avec une attention particulière pour celles se situant dans la portion orientale de la vallée du Saint-Laurent.
Heather Walder
Rencontres imprévues : une interprétation de la culture matérielle prélevée du site Hanson (47-DR-0185) au comté de Door, au Wisconsin
Séance 3: Thèmes et tendances multi-disciplinaires émergents sur le passé des Wendat : comment établir les axes prioritaires de la recherche
Dimanche 18 octobre matin - 10:00-10:20 - Burgundy North
Cette étude de cas présente les résultats d’analyses compositionnelles telles qu’elles ont été appliquées aux objets de commerce fabriqués en Europe et tirés d’un contexte mortuaire, celui de la péninsule de Door du Wisconsin, dans le cadre d’un nouvel effort par le Wisconsin Historical Society de préciser l’âge, la démographie et l’appartenance culturelle des ancêtres. L’assemblage funéraire était comparable à celui des sites de la diaspora associés à des Hurons, des Pétuns, des Odawa et des groupes Neutres, comme l’Ossossane, le Grimsby et le Lasanen. Les techniques de grossissement et de caractérisation non destructives et peu invasives ont été appliquées à des objets distinctifs, tels que des perles de verre et un textile métallique, afin de mieux comprendre leurs origines et d’identifier les communautés historiques d’affiliation qui avaient accès à une culture matérielle similaire par voie de relations commerciales. Les résultats des analyses compositionnelles des perles de verre démontrent que les habitants du site Hanson avaient accès à des perles qui n’étaient pas disponibles autrement dans la région, un fait qui appuie une interprétation selon laquelle le site était celui des Wyandot de la diaspora. Une communauté de réfugiés multiethniques aussi ne peut être exclue.
Caroline Walker
L’effet Champlain
Séance 2b: Une vue d’ensemble du travail de Samuel de Champlain, des Français et des Premières nations en Ontario
Samedi 18 octobre après-midi - 15:40-16:00 - Burgundy South
Résumé en français à venir.
Gary Warrick
La vérification archéologique de l’emplacement des sites des Hurons-Wendat du 17e siècle
Séance 2a: Les Wendat, Champlain et autres : l’héritage de Conrad Heidenreich
Samedi 18 octobre matin - 11:00-11:20 - Burgundy South
Conrad Heidenreich a consacré une grande partie de sa carrière universitaire à identifier l’emplacement géographique des sites d’anciens villages des Hurons-Wendat. Partant du constat que les données archéologiques peuvent permettre de valider les données historiques et géographiques sur ces sites, cette étude abordera la question de savoir en quoi il est important de connaître l’emplacement réel des villages que les Hurons-Wendat occupaient au 17e siècle.
Gary Warrick et Louis Lesage
La Nation-Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : une discussion
Séance 1b: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre après-midi - 16:00-16:20 - Burgundy North
Les peuples autochtones se reconnaissent de profondes racines culturelles dans les terres ancestrales. Les Hurons-Wendat prétendent avoir d’anciens liens à la vallée du fleuve Saint-Laurent et aux peuples de langue iroquoienne qui y vivaient lorsque les Européens les ont rencontrés pour la première fois en 1534. Les études constitutives de cette séance feront le point sur les relations entre les Hurons-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent en se fondant sur l’histoire orale, des documents historiques, l’archéologie et la linguistique. Cette séance, unique en son genre dans l’histoire de l’archéologie canadienne, se propose d’examiner les notions archéologiques de l’ethnicité et de reconstituer le paysage géopolitique des 15e et 16e siècles dans la région inférieure des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent.
Kevin Williams, Trevor Jennings et Lisa Marie Anselmi
Sensibilisation du public dans l’ouest de New York : Le géoradar comme outil de localisation de tombes historiques
Séance 5: Affiches
Vendredi 17 octobre après-midi - 16:30-18:00 - Burgundy South
Résumé en français à venir.
Ron Williamson
Interaction est-ouest entre les Iroquoiens du fleuve Saint-Laurent (IFSL) et les communautés ancestrales wendates de la côte nord du lac Ontario aux XVe et XVIe siècles
Séance 1b: La Nation Huronne-Wendat et les Iroquoiens du Saint-Laurent : leurs origines et relations
Samedi 18 octobre après-midi - 13:20-13:40 - Burgundy North
Dès le milieu du XVe siècle, la culture matérielle des IFSL est apparue au sein des communautés huronnes-wendates de la côte nord du lac Ontario. Par exemple, sur le site Parsons du milieu du XVe siècle, situé aujourd’hui dans la ville de Toronto, une enclave IFSL a été identifiée sur la base d’un ensemble de récipients iroquoiens en céramique. D’autres produits de culture matérielle témoignent également de leur interaction. La présence de perles discoïdes en stéatite dans certaines communautés de la rive nord et les analyses préliminaires des sources portent à croire que cette matière remonte à un comté de Jefferson ou plus largement à la région est de l’Ontario. De même, les coquillages marins et les artefacts en ivoire de morse provenant des sites wendats des XVe et XIVe siècles dans la région d’Oshawa permettent de retracer des schémas d’échanges est-ouest le long de la rive nord du lac Ontario avant l’arrivée des Européens dans la ville historique de Wendake. Cet ensemble de sites de la région d’Oshawa semble avoir disparu vers la fin du XVe siècle et peut avoir été, selon une hypothèse tenue depuis longtemps, la communauté de la rive nord qui s’est réimplantée dans la haute vallée de Trent au début du XVIe siècle.
Mitsuyoshi Yabe
Sensibilisation du public au site internet en vigueur et dimensionnalisation virtuelle en 3D de Fort Frontenac, basée sur la documentation archéologique
Séance 5: Affiches
Vendredi 17 octobre après-midi - 16:30-18:00 - Burgundy South
Résumé en français à venir.
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